Introduction
L’apnée du sommeil est un trouble du sommeil respiratoire nocturne qui touche près de 10 % de la population adulte. Souvent sous-diagnostiquée, elle se manifeste par des ronflements intenses, des pauses respiratoires et une fatigue chronique. Au-delà de l’inconfort, elle peut provoquer des complications graves comme l’hypertension artérielle, le diabète ou encore un accident vasculaire cérébral. Apnée du sommeil symptomes.
Comprendre les symptômes de l’apnée du sommeil permet de consulter au bon moment et de retrouver un sommeil réparateur.
Les principaux symptômes de l’apnée du sommeil
1. Ronflements forts et réguliers
Le ronflement est le signe le plus fréquent. Dans le cas de l’apnée obstructive du sommeil, il y a souvent des hypopnées obstructives du sommeil ou des pauses respiratoires. Ces pauses sont souvent remarquées par les personnes autour.
2. Pauses respiratoires pendant la nuit
Ces pauses de respiration pendant le sommeil durent de quelques secondes à plus d’une minute. Elles se répètent plusieurs fois par nuit. Elles empêchent un sommeil profond et réparateur.
3. Réveils en sursaut avec sensation d’étouffement
Certaines personnes atteintes d’apnée du sommeil se réveillent brutalement, haletantes, comme si elles cherchaient de l’air dans leurs voies aériennes supérieures.
4. Fatigue chronique et somnolence diurne
Un signe majeur : malgré une nuit complète, la fatigue persiste. Cette somnolence peut devenir dangereuse, notamment lors de la conduite et favoriser un accident de la route.
5. Maux de tête matinaux
Le manque d’oxygène durant le cours du sommeil entraîne des céphalées au réveil, souvent confondues avec des migraines.
6. Troubles cognitifs et de l’humeur
Les patients atteints d’apnée sévère ont souvent des problèmes de concentration. Ils peuvent aussi avoir des pertes de mémoire. L’irritabilité et la dépression sont courantes. Ces problèmes surviennent surtout si la durée et l’heure de sommeil sont perturbées.
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Causes et facteurs de risque de l’apnée du sommeil
L’apnée du sommeil, surtout l’apnée obstructive du sommeil (AOS), est causée par un rétrécissement des voies respiratoires. Cela se produit pendant le sommeil et conduit à un véritable syndrome d’apnées hypopnées. Plusieurs facteurs favorisent ce trouble, certains liés à l’hygiène de vie, d’autres à la morphologie ou à l’âge.
1. Surpoids et obésité
Le surpoids est le facteur de risque numéro un. L’excès de graisse, surtout autour du cou et de la gorge, peut bloquer les voies respiratoires. Cela augmente le risque de blocages pendant la nuit.
On pense que plus de 50 % des personnes avec de l’apnée du sommeil sont en surpoids. Le risque est plus élevé chez les personnes diabétiques de type 2.
2. Âge et vieillissement
Avec l’âge, les muscles de la gorge se relâchent, ce qui facilite l’effondrement des voies respiratoires pendant le sommeil. Les personnes de plus de 40 ans sont donc plus exposées, même sans surpoids.
3. Sexe et hormones
Les hommes sont deux fois plus susceptibles de souffrir d’apnée du sommeil que les femmes. Cependant, après la ménopause, le risque chez les femmes augmente. Cela est probablement dû à la baisse des œstrogènes et de progestérone. Ces hormones protègent normalement les voies respiratoires.
4. Consommation d’alcool, tabac et sédatifs
- L’alcool et les somnifères accentuent le relâchement musculaire, aggravant le blocage de la respiration.
- Le tabac irrite les voies respiratoires, provoquant une inflammation et un gonflement qui réduisent le passage de l’air.
5. Facteurs anatomiques
Certaines particularités physiques augmentent le risque :
- Amygdales volumineuses (fréquent chez les enfants)
- Mâchoire reculée (rétrognathie)
- Langue volumineuse
- Cloison nasale déviée ou obstruction nasale chronique
6. Antécédents familiaux
Un terrain génétique existe : si un membre proche de la famille souffre d’apnée du sommeil, le risque est plus élevé.
👉 En résumé, l’apnée du sommeil est souvent la conséquence d’un mélange de facteurs : mode de vie, morphologie et âge. Identifier ces risques permet d’agir en prévention à long terme.
Diagnostic de l’apnée du sommeil
Le diagnostic repose sur l’évaluation clinique et des examens spécialisés. L’objectif est de mesurer la fréquence des apnées, leur durée et leurs effets sur l’oxygénation du sang.
1. Consultation médicale et questionnaire
Le médecin du sommeil ou le pneumologue commence par un entretien détaillé :
- Présence de ronflements intenses
- Pauses respiratoires observées par le conjoint
- Fatigue chronique et somnolence diurne
- Antécédents médicaux (hypertension, diabète, maladies cardiovasculaires)
Des questionnaires standardisés, comme l’échelle de somnolence d’Epworth, permettent d’évaluer la gravité de la somnolence.
2. Polysomnographie (examen de référence)
La polysomnographie est l’examen le plus complet. Réalisée en laboratoire du sommeil, elle enregistre plusieurs paramètres durant une nuit :
- Activité cérébrale (EEG) pour analyser les phases de sommeil
- Mouvements oculaires et musculaires
- Fréquence cardiaque et saturation en oxygène (SpO₂)
- Flux respiratoire et efforts thoraciques
- Ronflements et position du corps
Elle permet de calculer l’indice d’apnées-hypopnées (IAH), qui détermine la sévérité du trouble :
- Léger : 5 à 15 événements/heure
- Modéré : 15 à 30 événements/heure
- Sévère : plus de 30 événements/heure
3. Polygraphie ventilatoire nocturne
C’est une alternative plus simple, réalisée à domicile. Elle enregistre surtout la respiration, l’oxygénation du sang et la fréquence cardiaque. Moins complète que la polysomnographie, elle reste suffisante dans la majorité des cas pour confirmer l’apnée du sommeil.
4. Examens complémentaires
Dans certains cas, le médecin peut recommander :
- Une nasofibroscopie pour visualiser les voies respiratoires supérieures
- Des examens d’imagerie (scanner, IRM) pour identifier une cause anatomique
5. Interprétation et prise en charge
Une fois le diagnostic confirmé, le spécialiste propose un traitement. Cela peut être un appareil CPAP, une orthèse d’avancée mandibulaire, une perte de poids, ou une chirurgie si besoin.
👉 Grâce à ces examens, il est possible de quantifier précisément l’apnée du sommeil et de proposer une prise en charge personnalisée.
Traitements de l’apnée du sommeil
- Appareil CPAP (pression positive continue ppc)

Le traitement de référence. Il envoie de l’air sous pression via un masque pour maintenir les voies respiratoires ouvertes.
- Orthèses d’avancée mandibulaire
Des dispositifs dentaires qui repositionnent la mâchoire et facilitent le passage de l’air.
- Hygiène de vie
Perte de poids, arrêt du tabac, réduction de l’alcool et du café le soir.
- Chirurgie
Dans certains cas : retrait des amygdales, chirurgie nasale ou correction anatomique.
FAQ sur l’apnée du sommeil
Comment savoir si je fais de l’apnée du sommeil ?
Si vous ronflez beaucoup, cela peut être un problème. Si les autres remarquent que vous faites des pauses dans votre respiration, c’est un signe à ne pas ignorer. De plus, si vous êtes souvent fatigué, il est important d’en parler. Il est conseillé de consulter un médecin du sommeil.
L’apnée du sommeil est-elle dangereuse ?
Oui. Non traitée, elle augmente les risques de maladies cardiovasculaires, d’hypertension, de diabète et d’accidents liés à la somnolence.
Peut-on guérir de l’apnée du sommeil ?
Il existe des traitements efficaces. Le CPAP est la solution la plus courante, mais une perte de poids ou une chirurgie peuvent améliorer ou résoudre certains cas.
L’apnée du sommeil touche-t-elle seulement les personnes âgées ?
Non. Même si le risque augmente avec l’âge, des personnes jeunes, voire des enfants, peuvent être concernées.
Le ronflement signifie-t-il forcément apnée du sommeil ?
Non, mais un ronflement associé à une fatigue chronique ou à des réveils nocturnes doit alerter.
Conclusion
L’apnée du sommeil ne doit pas être prise à la légère. Ce trouble respiratoire, souvent confondu avec un simple ronflement, peut avoir de graves conséquences sur la santé.
Reconnaître les symptômes est important. Se faire diagnostiquer et choisir un bon traitement sont aussi essentiels. Cela aide à retrouver un bon sommeil. Cela protège aussi le cœur, la mémoire et l’énergie.
